Prix & Bourse
Mercredi 4 juilet à 22h15 Arles,
Théâtre antique
Dans le cadre des Rencontres d’Arles
Projection des nominés du Prix Pictet
Du 09 octobre au 30 octobre
Vernissage le 8 octobre Saatchi, Londres
Exposition des nominés et des deux lauréats ( Quatrième Prix Pictet et lauréat de la Commande)
Parution du livre Growth
Créé en 2008 par la banque privée genevoise Pictet & Cie, le Prix Pictet s’est rapidement imposé comme la distinction mondiale de référence dans le domaine de la photographie et du développement durable. Sa mission – utiliser le pouvoir de la photographie pour communiquer des messages d’une importance cruciale à un public international – est unique. Son but est de dévoiler des oeuvres d’art de premier plan qui s’attaquent aux défis sociaux et environnementaux du nouveau millénaire à l’échelle de la planète.
Le Prix Pictet se compose de deux récompenses: d’une part, un prix de 100 000 francs suisses remis au photographe qui, aux yeux du jury, a produit la série photographique répondant de la façon la plus convaincante au thème de la compétition et, d’autre part, la Commande, passée par les associés de Pictet & Cie à l’un des photographes finalistes, d’un reportage sur le terrain dans l’une des régions où la Banque soutient un projet de développement durable.
Le photographe américain Mitch Epstein a été le lauréat de la troisième édition du Prix Pictet. La Commande a été attribuée à Chris...
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Exposition
1955, au sommet de sa carrière, désireux de retrouver sa liberté, W. Eugene Smith claque la porte du magazine Life, au sein duquel, pendant plus de 15 ans, il a établi avec panache sa réputation mondiale de photojournaliste, et de nouvelles règles exigeantes pour sa profession, en particulier ce qu’il nomme « l’essai photographique ».
La même année, il accepte une commande destinée à illustrer un livre commémoratif sur la ville de Pittsburgh, en Pensylvanie. Initialement prévu pour une durée de 3 semaines, le séjour de Smith s’y prolongera sur une année, puis, jusqu’en 1957, sous forme de séjours répétés, de façon toute compulsive. Il ne souhaite rien moins que de rendre photographiquement tous les aspects de cette grande métropole industrielle, alors en plein essor nouveau, au lendemain de l’après-guère. Il y risquera, pour cela, sa santé, sa famille, son argent. Il produira plus de 17 000 images, pour ce qu’il considère l’essai photographique le plus important de sa carrière.
Mais le projet s’avère peut-être trop gigantesque.Au fil des années, classant et reclassant ses images, multipliant maquettes de livres et d’expositions, Smith s’épuisera dans la recherche d’une exhaustivité photographique quasi impossible à maîtriser, croulant sous le nombre d’images, et leurs infinies possibilités de présentation, afin de « représenter » l’essence même de Pittsburgh. Seules quelques dizaines de photographies , soit un infime fragment de l’ensemble, seront finalement...
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«Blast»* : tel est le titre de la nouvelle série photographique de Denis Rouvre.
Fruit d’un partenariat avec Pernod Ricard, cette série se compose de 18 portraits de collaborateurs du Groupe réalisés sous la forme d’une carte blanche. Venus de France, Japon, Nouvelle-Zélande, Argentine, Pologne, Suède, Italie, Cuba, Turquie, etc., tous ces hommes ou femmes occupent des fonctions différentes au sein de l’entreprise : oenologue, responsable de production, analyste, chef de produit, ingénieur, services généraux, chargé des finances, directrice d’usine, etc.
« L’humain m’obsède, qu’il soit célèbre ou inconnu et, je n’ai eu de cesse, ces dernières années, que de partir à sa rencontre, me confronter à lui, dans l’espoir d’en saisir son épaisseur, sa force ou sa fragilité, cherchant parfois à casser les apparences et les codes.
Comment sortir le collaborateur de son univers professionnel, s’échapper du corporate pour se recentrer sur l’humain, sa propre individualité et mettre en avant ses énergies propres. J’ai imaginé cela comme une performance, guidée par un seul mot : explosion.
Grâce à une équipe d’artistes, Luc Drouen, coiffeur-maquilleur, Ricardo Martinez Paz, styliste et, David Nal-Vad artiste peintre, chaque rencontre a été l’occasion de créer une oeuvre unique. Une toile photographiée ou une photo peinte, ou les deux au choix, du plus petit détail à la vision d’ensemble, tout fut le fruit d’une entente entre chacun d’entre nous et de la...
Commissaire d’exposition : Olga Sviblova
Commissaire adjoint : Youri Avakoumov
Consultante : Olessia Tourkina
L’exposition « Le Cosmos russe » se déroule dans le cadre de l’Année de la culture italienne en Russie et de la culture russe en Italie et à l’occasion du 50-e anniversaire du vol du premier homme dans l’espace. Elle est centrée autour de l’analyse des liens entre l’idée de « cosmisme », lancée par les philosophes, les scientifiques et les artistes russes du début du XXe siècle et l’art russe contemporain.
Ce n’est pas par hasard qu’on se met à parler de cosmisme en Russie à la fin du XIX-e siècle. La dureté du climat, le combat géographique perpetuel avec l’ennemi de l’intérieur et de l’extérieur et la foi du peuple russe en un paradis prochain – tout cela fait naître l’idée du cosmisme et de la conquête de l’espace.
C’est le philosophe Nikolaï Fedorov (1829-1903) qui est à la source de la doctrine du cosmisme. C’est à lui qu’appartient l’idée de la résurrection par nos propres efforts de tous les humains décédés. Le cosmisme devient une nouvelle utopie pour la Russie : prête à changer le monde, elle l’accepte avec un enthousiasme révolutionnaire. L’enseignement de Fédorov est soutenu par le grand scientifique Tsiolkovski, le poète Velimir Khlebnikov et le fondateur du suprématisme Casimir Malévitch. Le foisonnement d’idées nouvelles dans le monde de la culture et de la science a des conséquences grandioses. Il cause une...
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Sasha, qui fut petite fille, a grandi. Sasha devient une jeune fille et se cherche aussi bien dans le miroir que dans le territoire qui fut celui, originel, de sa mère. Un territoire de forêt, de magie et d’images donc, de ces territoires dans lesquels on peut inventer contes et illusions, croiser des elfes et recouvrir de boue son corps qui change, qui devient un instant statue éphémère et sort ensuite de sa gangue. Un monde aquatique aussi, comme pour une renaissance dont la pureté se parera de robes blanches pour fêtes de contes de fées d’un autre âge. On pourra marcher sur les eaux, en avoir l’illusion au moins, comme l’on rêvait, plus jeune, de voler. On pourra ressortir de l’eau, en compagnie de la copine, l’amie, le double, coiffées d’algues vertes, devenues le temps d’une baignade des personnages sans identité dans une nature intouchée. Il y aura la tentation d’Ophélie quand l’eau, parfaitement étale, en miroir, laissera apparaître le seul visage et une certaine gravité. Comme souvent, on sentira que tout se passe à l’intérieur, qu’il s’agit d’indicible.
On pourra jouer, à la limite du cauchemar qui guette tous les rêves, s’enterrer à moitié dans le grand champ d’herbe, puis redevenir une autre et s’attarder, sérieuse, à contempler les limaces qui ne font pas vraiment la course. On pourra détenir le renard mais on s’enfuira dans un grand envol de poussière blanche, de bribes de temps. Puis, un jour, on coupera la tresse blonde et on la conservera comme la...
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La Daniela da Prato Gallery a le plaisir de présenter la première exposition personnelle en France consacrée à l’artiste iranienne Nazgol Ansarinia. Le travail artistique de Nazgol Ansarinia reflète les tensions entre les sphères privées et le monde socioéconomique plus vaste. Formée à l’art et au design à Londres et à San Francisco, l’artiste basée à Téhéran a un sens aigu de la façon dont les réitérations locales d’une culture peuvent cristalliser les espoirs et les craintes de ceux qui vivent dans un monde globalisé fragile. Dans la série de collages ‘Reflections/Refractions ’ (2011), elle utilise les motifs hexagonaux des miroirs persans traditionnels en mosaïques pour présenter et mettre en scène de manière décalée des histoires soigneusement récupérées dans des journaux iraniens. Chaque collage est réalisé à partir d’un seul article du journal Ettelaat (‘Information’), le plus ancien quotidien d’information d’Iran. En créant des mosaïques à partir de ces articles et d’autres de journaux concurrents sur le même sujet, elle obtient des images qui apparaissent, à première vue, abstraites. L’histoire de ces articles elle-même apparaît le plus clairement dans les titres percutants des tableaux, qui font référence à toute sorte de sujets d’actualité, des projets immobiliers de Téhéran à la chute du régime de Kadhafi en Lybie en passant par les émeutes à Londres en août 2011. Tandis que les motifs de miroirs mosaïques fournissent des moyens formels de structurer ces...
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«Les Halles de Paris - Pendant les travaux, la vie continue»
Hôtel de Ville de Paris : 08 février - 28 avril 2012
Forum des Halles, autour de la place Basse : 08 février - 21 mars 2012
Carte blanche à huit lauréats SFR Jeunes Talents en tutorat avec Patrick Tourneboeuf sur le thème : « Les Halles de Paris - Pendant les travaux, la vie continue »
Partenaire de la Mairie de Paris, SFR permet à huit photographes sélectionnés, via le programme SFR Jeunes Talents, de travailler en tutorat avec Patrick Tourneboeuf. Sous la conduite du parrain du programme, les lauréats effectuent un travail artistique et documentaire sur le thème : « Les Halles de Paris – Pendant les travaux, la vie continue ». Ils traitent des multiples facettes du quartier du Forum des Halles pendant les travaux : transports, commerces, vie nocturne ou avancement du chantier.
Leurs photographies seront présentées à l’occasion de deux expositions :
- A l’Hôtel de Ville de Paris, dans le cadre de l’exposition Doisneau / Paris / Les Halles, du 8 février au 28 avril,
- Au Forum des Halles, autour de la Place Basse, du 8 février au 21 mars 2012.
Présentation des huit photographes lauréats :
- Emilie Arfeuil pratique, depuis ses 15 ans, la photographie en autodidacte. Elle expose dans des festivals et galeries.
- Carlos Ayesta, originaire du Venezuela, fait partie du Collectif de photographes Trois 8, avec lequel il travaille pour des projets artistiques et de communication.
- Arno Brignon, adepte de l’...
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Abdoulaye Konaté tire de ses sculptures textiles une matière inépuisable dans laquelle il inscrit les signes et symboles des sociétés secrètes maliennes (“Hommage aux chasseurs du Mandés” - 1994) ou dévoile une lecture du monde et de ses événements (“Bosnie, Rwanda, Angola” - 1995). Avec ce matériau, il teint, découpe, recoupe, coud pour obtenir une structure exploitant la surface plane du tissu. Celle-ci peut devenir le support d’excroissances qui créent des effets d’optiques. Peu à peu l’assemblage de ces corps oblitère la présence de la figure et joue sur les volumes, l’infinité de plis, de rebonds, de creux, d’anfractuosités (“Symphonie Bleue” - 2007). La densité de la matière lui permet de faire danser les formes dans une création tendant vers l’abstraction (“La danse d’une nuit” - 2009).
À ses débuts, il est marqué par la peinture de l’unique peintre de sa ville natale Bocar Keita puis entre à l’Institut National des Arts du Mali, à Bamako. Le Mali d’alors, « pays non aligné » d’obédience communiste, lui permet de poursuivre sa formation à Cuba, à l’Institut Supérieur des Arts Plastiques de la Havane et de côtoyer les oeuvres de Wilfredo Lam et d’autres grands peintres surréalistes qui marqueront fortement son dessin et sa peinture dont la série «Ciwara» et bien d’autres par la suite et jusqu’à aujourd’hui souvent marqués par la figuration des stéréotypes africains (masques, antilopes, cornes de zébu…).
Ce n’est qu’à partir des années quatre-vingt,...
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Festival
Cette année la résidence a été confiée à Christopher Anderson de l’agence Magnum : une quête identitaire pour des imagesdrapeaux aux fonds colorés de rouge, blanc ou bleu.
Nous fêterons à notre manière les 50 ans de l’indépendance de l’Algérie avec une imposante exposition collective où la jeune création algérienne aura droit de cité.
Autre exposition collective, « Quand les murs parlent ». L’intolérance, les guerres et les catastrophes font que le monde tourne moins rond. Partout les murs séparent les hommes. Mais ces murs qui divisent portent aussi la parole politique au moment des révolutions et des conflits.
De la Palestine à Belfast en passant par Chypre, partout ils nous donnent le pouls des sociétés en lutte.
Tom Wood, Stefan Van Fleteren, Rafael Trobat, Jan Banning et bien d’autres seront des nôtres pour cette future édition que nous voulons toute aussi exigeante et conviviale qu’à l’habitude…
Direction artistique : Christian Caujolle
Direction artistique : Duan Yuting
Les Editions du Regard se sont au cours des 30 dernières années consacrées au XXème siécle à travers l’ensemble des arts visuels : architecture, design, mode, art, cinéma, photographie, arts décoratifs… n’excluant pas à travers les décennies d’Anne Bony, les essais et les usuels, la littérature, la philosophie, les sciences, le théâtre…
Après avoir publié en 2010 un ouvrage de référence sur l’Art Déco, José Alvarez propose un XXème siècle artistique. Ne cherchant pas l’exhaustivité, bien évidemment, il s’attache à mettre en lumière les grands mouvements artistiques du siècle, mais aussi ce qu’il a personnellement retenu dans les domaines les plus divers qui vont de la philosophie, à la littérature, en passant par le cinéma… en des textes qui sont davantage des éclats des intuitions personnels, que des critiques ou des analyses. Une grande majorité de lecteurs se reconnaîtra sans peine dans ce XXème siècle au ton très singulier, mais dont le choix des sujets traités de même que les photographies qui les illustrent, appartiennent à la mémoire collective.
Livre relié
24 x 17,5 cm
650 pages
1500 illustrations
Prix : 55 euros
La maison de Jean-Pierre RAYNAUD
Construction Deconstruction 1969-1993
Après avoir détruit sa maison/oeuvre/laboratoire en céramique blanche de Garches, Jean-Pierre Raynaud a exposé au CAPC-musée d’Art contemporain de Bordeaux les gravats, telles des reliques, dans des poubelles métalliques en usage dans les blocs opératoires. Pour lui, en effet, l’oeuvre d’art est un but et son unique raison d’être. « Le but n’est pas de faire des oeuvres d’art, il est de vivre l’oeuvre d’art comme un but ».
« En 23 ans, la maison a connu cinq stades successifs. Et je tenais beaucoup à en assurer moi-même les métamorphoses. Quand j’ai pris conscience, en 1988, qu’elle était réellement terminée, cela a été un choc terrible, comme l’aboutissement d’une recherche, la fin d’une vie. Je n’ai pas voulu accepter que ma relation avec elle prenne fin, aussi, durant quatre ans, j’ai réfléchi sur le sens de cette « oeuvre » qui m’échouait comme si je devais en être le gardien jusqu’à ma mort. J’ai réalisé qu’étant unique elle méritait plus d’audace et d’égard que cette architecture parfaite, figée qu’elle était devenue – ce qui est le propre des objets d’art -, il me fallait lui faire subir un sort exceptionnel, digne d’elle. Je décidai de la métamorphoser, de l’emporter ailleurs, de lui faire vivre une expérience absolue. Pour cela, elle devait se soumettre à une ultime transformation : la démolition ». Jean-Pierre Raynaud, 1993.
Extrait du film de Michel Porte qui retrace l’aventure de la Maison, ses divers stades jusqu’à la démolition.
Livre...
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L’Empire de la Mort
Paul Koudounaris, Histoire culturelle des ossuaires et des charniers
On dit souvent que la mort est le dernier tabou.
Il n’en a pas toujours été ainsi. Durant des siècles, des institutions religieuses, en majorité catholiques, construisirent des ossuaires et des charniers décorés qui demeurent des chefs-d’oeuvre d’un art créé à l’aide d’ossements humains.
Car, dans le monde moderne, occidental, nous avons fini par considérer la mort comme une frontière. Depuis les Lumières, comme l’a montré Jean Baudrillard, nous avons suivi une évolution au cours de laquelle « la mort a peu à peu cessé d’exister ».
Les nombreux sites photographiés de manière spectaculaire par l’auteur de cette étude brillante et originale comprennent entre autres le monastère de Santa Maria della Grazie à Palerme, où les vivants rendaient visite à des dépouilles momifiés ou squelettiques et les habillaient, les Catacombes de Paris — l’empire de la mort —, les crânes peints de Salzbourg et de fantastiques créations incrustées d’ossements en Allemagne, Autriche, Bolivie, Égypte, Espagne, Grèce, Pérou, Slovaquie, Suisse et ailleurs. Dans chacun de ces endroits la mort est vue comme un nouveau commencement : « La mort ferme les portes du temps et ouvre celles de l’éternité ». Ce que nous appelons un memento mori était également un memento vitae.
Commençant par étudier le fétichisme des ossements dans l’Antiquité, Paul Koudounaris analyse avec brio le rôle de ces remarquables mémoriaux au sein des cultures qui les ont créées ainsi que les...
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Romancier et photographe, photographe et romancier – Tiery B. a déjà publié deux romans et un livre de ses photos – se joue de ces deux médiums afin d’écrire au fil du temps, des voyages et des rencontres, une histoire : la sienne.
Oeuvre écrite, dans cette autofiction, Tiery B. exprime avec force, que si les mots sont des receleurs d’images, les images ont des textes.
Livre d’artiste, ce livre, oeuvre d’art à part entière, atteste la pertinence et la complétude de l’échange qui s’instaure entre le texte et l’image. Si chaque photo est unique, chaque texte est spécifique et ensembles, ils racontent une histoire esthétique, composée des envies, de l’univers, de la vie de l’artiste. Cependant, ce dialogue moins que tout autre doit être érigé en signe distinctif sinon exclusif ; car au-delà de l’acte éditorial se dessine la matérialisation d’une oeuvre photographique autonome d’une grande pertinence.
En des arrangements littéraires et visuels complexes, Tiery B., nous livre, ici, un journal intime, initiatique, où se mêle l’évidence de la nature et de l’abstraction, chères au photographe, à celle des corps valorisant l’émotion sensuelle.
Livre broché sous étui
Format 27,5 x 20 cm
230 pages – 200 photographies
Prix : 35 euros
Exposition : Maison de la Mutualité
Du 29 mai 2012 au 3 juin 2012 –Vernissage le 28 mai 2012
Aux abonnés absents
Simone Casetta - Texte de John Berger, accompagné d’un essai critique de Henri Peyre
Voici un récit intense où images et mots accompagnent le lecteur tout au long de ce voyage à travers la vie et la mort, notions indissociables de l’acte de création.
Ce livre présente le travail photographique de Simone Casetta à qui l’idée est venue fortuitement alors qu’il photographiait les médecins et l’activité hospitalière. Il découvre à cette occasion l’existence du musée anatomique Eugenio Morelli à l’hôpital Carlo Forlanini de Rome qui conserve dans le formol des « pièces anatomiques » remontant aux années 1920.
D’autres artistes se sont intéressés à ce sujet en abordant ces pièces particulières le plus souvent comme des objets silencieux. Mais cette série de portraits bouleverse les canons de l’approche habituelle du genre. Les êtres humains représentés apparaissent en dehors du temps et de leur condition présente. Nous sommes confrontés à de véritables portraits, où l’amour suscité par cette rencontre triomphe et restitue le chant de celui qui a vécu, sans que transparaisse la moindre trace de provocation ou d’épouvante. Les douze petits textes de John Berger développent un lien profond avec les images proposées par Simone Casetta.
En découvrant leur travail réciproque, ces deux auteurs ont immédiatement reconnu l’absolue correspondance de leurs intentions. La réunion de ces photographies et de ces textes élargit notre horizon et permet d’embrasser en une vision unique l’immensité de l’espace et du temps.
Simone Casetta, photographe,...
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Ce livre est une version revue et augmentée de la maquette originale de Cikáni (“Tziganes” en langue tchèque) de Josef Koudelka, mise au point en 1968 par l’auteur et le graphiste Milan Kopriva. Destiné à paraître à Prague en 1970, l’ouvrage ne fut jamais publié sous cette forme originale, Koudelka ayant quitté la Tchécoslovaquie en cette même année après avoir largement témoigné de l’invasion de Prague par les forces soviétiques en août 1968. Arrivé à Paris, Koudelka se remit au travail, avec l’éditeur Robert Delpire, sur un autre livre consacré à ses photos de Tsiganes, comportant soixante photographies prises pour l’essentiel dans divers campements de Roms dans l’est de la Slovaquie entre 1962 et 1968.
C’est ce livre qui parut chez Delpire Editeur en 1975 sous le titre Gitans, la fin du voyage et chez Aperture aux Etats-Unis sous le titre Gypsies, sans compter une édition spéciale réalisée pour le MoMA de New York. Il reste un ouvrage de référence du XXe siècle.
Cette version étendue présente 109 photos prises entre 1962 et 1971 dans la Tchécoslovaquie d’alors (soit en Bohême, Moravie et Slovaquie), en Roumanie, Hongrie, France et Espagne. Du titre original a été conservée la dénomination “Gitans”, remplacée depuis lors dans l’usage courant par le mot “Roms”.
Le sociologue Will Guy, auteur du texte de la première publication de Gitans, la fin du voyage, a donné une version revue de son essai, retraçant les migrations des Roms depuis leur foyer...
Il dit, Witkin, qu’il est un portraitiste. Non pas des individus. Mais des conditions dans lesquelles ils existent. Il dit qu’il montre comment le destin d’une seule personne implique le monde entier. Il dit que son oeuvre est la biographie en images d’un homme qui veut dialoguer avec l’infini.
Je n’ai jamais lu ni entendu déclaration plus ambitieuse. L’étonnant est qu’il assume cette démesure.
Il est le seul à pouvoir dire : “jamais quelqu’un d’aussi beau et de si profondément abîmé ne m’avait demandé de le photographier”. Il dit de lui-même qu’il est un noir poème. C’est vrai.
Cet homme aux si multiples talents est un artiste qui transcende l’anormalité et l’abjection, l’agonie des chairs et les tourments de l’âme, dans une quête éperdue de la divine extase qui ne peut être atteinte que par la beauté.
Robert Delpire
Format : 295 x 285 mm à l’italienne / Intérieur: 304 pages
99 Photographies; 68 détails; 23 pages de dessins
Impression trichromie sur GardaPat Kiara 150 g
Couverture cartonnée avec habillage toile Cialux
Prix de Vente: 89 euros
Exposition Joël Peter Witkin, «Enfer ou Ciel, qu’importe?»
Du 27 mars 2012 au 1 juillet 2012 à la BNF Richelieu / Galerie
Ce livre présente un regard sur la création photographique aujourd’hui en Iran.
Pour la première fois, une quarantaine de photographes iraniens se retrouvent réunis dans un ouvrage qui fait découvrir au lecteur occidental la pluralité et la vitalité d’une photographie artistique. La photographie iranienne se caractérise par son degré d’engagement et sa dimension politique. Les démarches des artistes sont rarement neutres, et la plupart, à travers leurs images, veulent dénoncer des injustices sociales ou politiques, la censure, voire la réalité du quotidien.
Pour ces photographes soumis à des pressions politiques, sociales et religieuses, le choix des sujets, dont beaucoup sont tabous, est une question délicate.
Loin d’être une simple suite de reproductions, cet ouvrage se distingue par le parti pris d’une organisation thématique. La sélection des images vise à refléter la scène artistique photographique de ces dix dernières années en se démarquant des images emblématiques maintes fois montrées et sans user d’une vision exotique du pays qui exciterait la simple curiosité.
Cet ouvrage a été publié en coédition avec la Silk Road Gallery à Téhéran.
PHOTOGRAPHES :
Ahmad Aali
Sasan Abri
Mehrdad Afsar
i Ali et Ramyar
Mehraneh Atashi
Dadbeh Bassir
Gohar Dashti
Arash Fayez
Shadi Ghadirian
Mohammad Ghazali
Arash Hanaei
Ghazaleh Hedayat
Peyman Houshmandzadeh
Bahman...

